Je marche, avec cette jupe trop courte, vers son appartement, à lui, à ce baisé, à ce tueur, à ce drogué, à Noah. Je veux le faire gémir de douleur, le faire crier de souffrance, le tuer, comme il l` a si bien fait à mon coeur, mon ange, mon étoile, mon sang, mon âme, mon tout, ma Alienor. Devant mes yeux, sous mes pleurs, sous mes cris sourds. Au moment même, il m` a tué aussi. Je ne vis plus, je suis qu` une âme morte, un cadavre vivant. Je vais lui faire manger son plaisir. Je suis à quelques pas de sa porte, 47, ce chiffre du diable en personne. Je m` avance et cogne 2 fois, il est mieux d` enlever son sourire, parce qu` il ne sait pas ce qu` il l` attend. J` avance tranquillement. Me voilà dans la maison du diable, il me tire la main et me plaque violemment sur le mur, le même mur où il l` a tué. Il enfouit son visage dans mon cou, me tenant fort les bras pour pas que je puisse me débattre, sa langue glisse jusqu` à ma poitrine. Je veux lui vomir ma souffrance, ma mort, sa mort. Il s'approche de mon oreille et me chuchote « Laisse-toi faire, je veux juste te faire souffrir, te baiser comme je l` ai fais à Alienor. » Je voulais lui arracher le coeur, lui crever les yeux, le tuer en ce moment même. Comment ose-t- il me parler d` elle ? Il me lâche les bras et ses mains partent découvrir mon corps, comme s` il ne le connaissait pas assez. Il enlève mon chandail et déboutonne son pantalon. Il me tire les cheveux et me pousse sur le lit, embarquant sur moi comme un sauvage, il me pénètre brusquement, sans aucune douceur. Qu` est-ce que vous espériez d` un diable ? Il mêle ses doigts dans mes cheveux et les tire pour que je penche ma tête par en arrière. Il embrasse mon corps. Je me sens sale, je veux vomir. Après avoir lâché un cri rauque, il s` enleva de moi. « Je n'ai pas fini avec toi ma belle. » Je ne pourrai pas tenir longtemps. Je m'approche de lui et lui chuchote « Aller, fais comme tu as fais à Alienor, tue-moi. »